Une soirée en l’honneur des invités d’Etonnants voyageurs

La résidence privée de l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a accueilli ce jeudi 2 février 2012 une manifestation culturelle. Un cocktail organisé en l’honneur des invités de la 3e édition du festival Etonnants voyageurs, notamment les artistes et écrivains qui arrivent de l’étranger.

L’objectif de ce cocktail culturel organisé chez l’ambassadeur Didier Le Bret est de réunir les invités du festival « Etonnants voyageurs », lequel se déroule  du 1er au 4 février. Cette soirée a été un moment de grandes retrouvailles entre écrivains, acteurs culturels, artistes et amis de la littérature.

20 heures, la plupart des invités sont déjà arrivés. Contents de se voir les uns les autres, ils se donnent l’accolade. Le député Gracia Delva, le Premier ministre Garry Conille, ainsi que le ministre de la Culture, Pierre-Raymond Dumas représentent les autorités haïtiennes à cette soirée.

L’agréable odeur des bons petits plats ornant les tables de chez l’ambassadeur, le tintement des verres et la douce musique, jouée en arrière-plan, rehaussent l’éclat de la soirée. Les plus vieux se sont regroupés au bord de la piscine pour échanger entre eux sur la vieille littérature et leur vieille amitié, devant leurs verres de Whisky posés sur des petites tables.

Les plats valent la peine d’être dégustés, même si l’on n’a pas faim, et les verres de toutes les boissons sont tentants. Que ceux qui vont prendre le volant évitent de se soûler ! Amélie Baron, la correspondante de RFI en Haïti, qui a ôté son costume de journaliste ce soir-là, pour s’offrir une soirée de plaisir, s’est vêtue d’une courte robe décontractée verte teintée de noir.

Les écrivains haïtiens Dany Laferrière, Kettly Mars, Lionel Trouillot, Yanick Lahens, Franketienne  et Emmelie Prophète se réjouissent de cette belle et riche soirée.

Pour Dany, il ne manque à cette soirée que la présence des lecteurs de moins de 17 ans, puisque l’un des objectifs était de permettre aux lecteurs de rencontrer les écrivains. « C’est un festival ouvert sur le monde avec des écrivains venant du monde entier, et discutant sur des thèmes ouverts; ils ont exploré tout le pays », a souligné Dany Laferrière, qui croit que, symboliquement, il y a un lien excessivement fort entre les écrivains haïtiens et le reste de la société haïtienne. Il estime que le lecteur est l’égal de l’écrivain. « Comme il n’y a pas de cuisine sans gourmet et gourmand, il n’y a pas de littérature sans lecteur et écrivain », dit-il.

Emmelie Prophète, présente à cette soirée à la fois comme écrivaine et directrice exécutive du festival, parle déjà de la réussite de cet évènement qui n’a pas encore pris fin. « Le public a participé en grand nombre aux différentes manifestations réalisées dans 9 villes du pays » dans le cadre de ce festival organisé pour permettre au peuple haïtien d’offrir ce qu’il a.

« Malgré les menaces et accidents, nous existons et avons de belles choses à offrir », affirme Mme prophète, qui remercie les écrivains venus de partout. « Pour une fois, nous ne demandons pas, mais offrons des choses », insiste-t-elle, fière des écrivains haïtiens qui, en 2010, ont donné autre chose à voir d’Haïti que sa seule détresse, dans la presse internationale.

 L’ambassadeur Le Bret a pris la parole pour dire qu’Haïti et la France semblent connaître, à intervalles réguliers, les mêmes maux : le doute, et parfois l’effondrement. Selon lui, les artistes et créateurs sont généralement annonciateurs et pionniers des grands changements.

« Aujourd’hui, il n’y a pas que des connaisseurs et des fervents pour apprécier la culture haïtienne. Grâce aux talents de votre pays, il y a également des milliers de regards disposés aujourd’hui à connaître et à aimer Haïti », dit-il, adressant ses remerciements aux artistes, plasticiens et écrivains présents, spécialement à ceux venus de France ou de plus loin encore.

Il a aussi mis l’accent sur la restauration prochaine d’une salle de cinéma, « l’Eldorado », lieu chargé d’histoires. Le séisme et les soubresauts politiques de ces 25 dernières années auront eu, selon lui, raison de l’une des dernières salles de cinéma de la capitale. « Je lance ici un appel à tous, aux journalistes notamment, pour nous aider à mobiliser les fonds nécessaires en France et en Haïti pour redonner un espace à ce qui fut jadis une passion haïtienne, le cinéma ». 

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